
L'étape suivante, celle du Noviciat proprement dit, s'ouvre par la vêture. L'habit religieux reste cher aux Servantes des Pauvres : il est le signe visible, reconnaissable par tous, de leur appartenance à Dieu et, en même temps, pour elles-mêmes, un rappel constant de ce qu'elles doivent être intérieurement pour que ce signe demeure authentique. « Signe extérieur et distinctif de la Consécration à Dieu, l'habit est destiné à rappeler aux sœurs qu'elles doivent se revêtir de Jésus-Christ et le révéler au monde par toute leur conduite » (Déclaration 106). Le Noviciat, période d'initiation à la vie des Servantes des Pauvres, oriente peu à peu la jeune vers le don total d'elle-même à Dieu. Orientée et soutenue, la novice apprend à chercher Dieu à travers la Règle de Saint Benoît et à vivre une alliance d'amour avec le Seigneur. Elle est progressivement formée à une vie de prière qui animera plus tard toute son action et s'imprègne du charisme de la Congrégation.
Après deux années de Noviciat a lieu l'admission à la première Profession. La novice fait vœu de chasteté, pauvreté et obéissance ; consacrée à Dieu, elle engage alors toutes ses forces à son service et à celui des Pauvres.
Cette période d'environ un an achève ce temps des engagements temporaires. De retour à la Maison-Mère, après quelques années de service actif qui ont mûri et affermi sa vocation, la jeune sœur est heureuse de se préparer à ses vœux perpétuels dans la prière et dans une certaine retraite. Ses vœux prononcés, elle est pour toujours donnée à Dieu, au sein de sa famille religieuse et au service des plus Pauvres. Le nom qu'elle porte – Servante des Pauvres – est pour elle tout un programme.66.
« Tout au long de leur vie, les religieux poursuivront avec soin leur formation spirituelle, doctrinale et pratique, et les supérieurs leur en fourniront les moyens et le temps nécessaires. » (155)
« Chaque institut religieux a donc la tâche le projeter et de réaliser un programme de formation permanente adéquat pour tous ses membres. Un programme qui tende non seulement à la formation de l'intelligence, mais aussi de toute la personne, principalement dans sa mission spirituelle, pour que tout religieux puisse vivre en toute sa plénitude sa propre consécration à Dieu, dans la mission spécifique que l'Église lui a confiée. » (156)