Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

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Profession Sr Marie Élisabeth30-04-2017

Sœur Marie Élisabeth
Notre Évêque, Monseigneur Emmanuel DELMAS est venu présider la cérémonie de Profession de Sœur Marie Élisabeth. Au cours des deux années passées "à l'école du service du Seigneur", la novice qui va émettre ses premiers vœux a été initiée aux exigences essentielles de la vie religieuse ainsi qu'à la mise en pratique, en vue d'une charité plus parfaite, des Conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. A travers la Règle de Saint Benoît et les Constitutions des Servantes des Pauvres, elle a pu découvrir l'esprit de l'Institut et cultiver l'amour des Pauvres.

Le dialogue avec le célébrant s’ouvre ainsi :
– Sœur Marie Elisabeth, que demandez-vous à Dieu et à son Église ?
La novice :
– Monseigneur, avec la grâce de Dieu, je demande à faire Profession dans la famille des Servantes des Pauvres.
Le célébrant :
– Sœur Marie Elisabeth, vous avez été consacrée par l’eau et par l’Esprit au jour de votre baptême, voulez-vous, par la Profession religieuse, rendre plus profonde cette consécration, en vous réservant pour le service de Dieu et des Pauvres ?
La novice :
– Oui, je le veux.
Le célébrant :
– Pour suivre le Christ parfaitement, voulez-vous garder la chasteté, choisir la pauvreté et vivre dans l’obéissance ?
La novice :
– Oui, je le veux, avec le secours de la grâce de Dieu
Le célébrant se lève et conclut avec l’oraison suivante :
Prions le Seigneur :
Seigneur, regarde ta servante avec bienveillance, elle veut imiter de plus près ton Fils, en professant les conseils évangéliques ; que sa vie rende gloire à ton Nom et serve au salut du monde. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.

* * *

Le rite de la Profession se poursuit avec la lecture de la Charte de Profession et le triple chant su Suscipe. En réponse à son oblation, l'Eglise remet à la jeune Professe le vêtement de chœur, la croix de Profession et la Règle de Saint Benoît.


Homélie de Monseigneur Emmanuel DELMAS

Profession temporaire de Sœur Marie-Élisabeth

30 avril 2017

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Depuis le jour de Pâques, la liturgie nous offre de nombreux récits où Jésus ressuscité se manifeste auprès de ses amis. Aujourd’hui nous le voyons qui s’approche des deux disciples marchant sur le chemin d’Emmaüs, mais si nous voulons bien y prêter attention, ceux-ci ne l’ont reconnu qu’au terme d’un long cheminement. Il aura fallu du temps pour que ces hommes ouvrent les yeux ; pour autant Jésus était bien là à leurs côtés, prenant le temps d’échanger avec eux, de les ouvrir au sens des Écritures. C’est le mystère de la présence du Seigneur dans nos vies. Il travaille notre cœur, notre intelligence, bien en amont de la conscience que nous pouvons avoir de sa présence à nos côtés. Notre Sauveur Jésus-Christ, lui qui est ressuscité des morts, n’est autre que la semence qui tombe et demeure mystérieusement dans nos cœurs et porte du fruit au bon moment, à force de patience. N’y a-t-il pas là une lumière pour éclairer ce que nous vivons aujourd’hui avec la profession temporaire de sœur Marie Élisabeth ? Nous sommes autour d’elle, témoins de son engagement ; nous nous réjouissons avec elle, avec sa famille, mais nous n’oublions pas qu’il y a eu tout un long cheminement qui s’est fait dans la vie de Sœur Marie-Élisabeth, où l’Esprit-Saint était l’acteur principal.

Lorsque nous voulons faire mémoire de notre vocation, nous faisons également cette expérience de l’initiative divine qui fait alliance avec nous. S’il est très naturel de relire les grands moments qui nous ont conduits jusqu’à notre engagement comme autant d’occasions d’avancer d’un pas dans notre choix de vie, il est tout aussi essentiel de rendre grâce pour le choix de Dieu qui nous prend avec Lui et pour Lui. En ce sens, la page d’Évangile de ce dimanche éclaire singulièrement l’engagement de sœur Marie Élisabeth, comme elle éclaire la vie des hommes et des femmes qui nous entourent, la vie de notre humanité qui fait souvent l’expérience du découragement. L’important dans nos vies est de reconnaître que nos cœurs sont lents à croire. L’important est de nous laisser enseigner par Celui qui ouvre notre intelligence au sens des Écritures. L’important dans nos vies est de faire l’expérience et la joie d’avoir le cœur tout brûlant parce que nous avons donné de la place et du temps aux personnes et aux événements dont le Seigneur se sert pour s’inviter dans notre quotidien. L’important aussi, ce n’est pas la moindre des choses, est de consentir à voir le Seigneur disparaître à nos yeux pour grandir dans notre foi au Seigneur vivant au milieu de nous grâce au témoignage des Apôtres qui disent aux pèlerins d’Emmaüs : « Oui, le Christ est ressuscité ! Il est apparu à Simon-Pierre. » Votre engagement d’aujourd’hui est une étape importante dans votre vie chrétienne, dans votre vie religieuse, mais il est appelé à s’approfondir et à se renouveler tout au long de votre vie chez les Servantes des Pauvres. C’est ici en effet que le Seigneur vous a rejointe, vous attend, vous appelle, pour que vous puissiez découvrir sa Présence dans ce qu’il vous sera donné de vivre tout au long de votre vie. Amen.