Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

Au fil des jours

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Sœur Marie-Jean-Luc31-12-2020

On devine beaucoup de malice chez Sœur Marie-Jean-Luc. Ou en tout cas un vrai sens de l’humour. À 82 ans, cette religieuse de la congrégation des servantes des Pauvres vient de réchapper à la mort. A-t-elle eu peur ? « Vous savez, j’ai eu tellement d’accrocs dans ma vie et je m’en suis toujours sortie ! », plaisante-t-elle. Début avril, Sœur Marie-Jean-Luc a contracté la Covid-19.

Beaucoup de toux. Et puis, un soir, insuffisance respiratoire. On la transfère en soins intensifs. « Au moment de partir, le médecin a aperçu, sur son oreiller, son chapelet, raconte la prieure de sa communauté, Sr Marie-Benoît. Il l’a autorisée à l’emporter. C’était comme si elle partait en mission. » Dès son arrivée à l’hôpital, Sr Marie-Jean-Luc ne chôme pas. Entre les différentes visites des infirmières et du médecin, elle s’agrippe à son chapelet, « la prière du pauvre » comme elle l’appelle, et confie, à Marie, les malades du monde entier ainsi que leurs soignants. C’est d’ailleurs le charisme de sa congrégation, le service des malades. Celui-ci prend un tout autre aspect pour Sr Marie-Jean-Luc ainsi que pour sa communauté. « Cela a comme ravivé notre prière habituelle, remarque Sr Marie-Benoît. Et nous a permis d’expérimenter une communion plus profonde dans la prière. » « Vous savez, je suis plutôt distraite d’habitude, sourit Sr Marie-Jean-Luc. Et pourtant, pendant ces quinze jours, j’ai tenu dans la prière. C’est une grâce de l’Esprit Saint », s’empresse-t-elle d’ajouter. Une grâce qui lui a permis d’approfondir quelque chose dans sa relation à Dieu.