Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

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Nativité de la Vierge Marie08-09-2020

En ce jour où nous célébrons la Nativité de la Vierge Marie, les cœurs sont baignés dans la joie douce et lumineuse de Marie. Il fait beau dans le Ciel de nos âmes et les Servantes des Pauvres sont prêtes à recevoir une pluie de grâce.

Le premier rayon matinal vient après les Laudes chantées en notre chapelle : Sœur Marie Flavie renouvelle ses vœux, faisant ainsi retentir le premier « Suscipe » de la journée. Le second ne se fait pas attendre puisque ce jour marque aussi la clôture de la retraite annuelle prêchée par le Très Révérend Père Dom Guillaume JEDRZEJCZAK. Or, chaque retraite est l’occasion pour les sœurs de renouveler leurs vœux : c’est la rénovation conventuelle.

La prière des Servantes des Pauvres se poursuit dans la récitation du chapelet : « Que le nom et la prière de Marie, que sa présence et son humble silence nous rappellent toujours combien nous sommes aimés d’amour véritable par Celui qui nous a tant aimé ! » (T.R.P Dom JEDRZEJCZAK).
Le chant se mue ensuite en silence et laisse place à l’oraison…

Avant la Sainte Messe, chacune s’active : service des malades, préparation de la table au réfectoire, décoration de la salle au patronage, ultime répétition pour l’organiste… Mais surtout préparation des cœurs pour recevoir le Maître. Cinq sœurs en particulier attendent la première volée de cloche qui annoncera l’heure de la Messe : Sœur Marie-Lys, qui émettra sa première profession et nos quatre sœurs jubilaires : Sœur Colette-Marie (50 ans de profession), Sœur M. Jeanne-Chantal (60 ans de profession), Sœur M. Jean-Dominique (60 ans de profession), Sœur Marie-Philippe (70 ans de profession !)

Quand enfin arrivent onze heures moins le quart, le chœur entre à la chapelle sur fond d’orgue et de flûte traversière. La jeune novice, accompagnée de sa Mère Maîtresse, termine la procession et s’assied sur le siège réservé pour elle au milieu du chœur, à côté des sœurs jubilaires. Après l’homélie, le moment est venu pour Sœur Marie-Lys de remettre sa charte dans les mains de notre Mère Générale. Les bras levés, elle chante alors son premier « Suscipe ».

Puis, c’est au tour des sœurs jubilaires de lire l’une après l’autre leur charte, prononcée cinquante ans, soixante ans ou soixante-dix ans auparavant ! Le renouvellement des aînées est comme un écho à la profession de Sœur Marie-Lys, qui soutient par le bras Sœur M. Jeanne-Chantal peinant un peu à rester debout… Le tableau est éloquent : la jeune professe soutient physiquement son aînée tandis que, dans la Foi, la jubilaire lui montre le chemin. Que de joie !

Les familles des sœurs, des membres de la fraternité spirituelle de Meyzieu, venus pour sœur Colette-Marie, sont heureux de les retrouver dans l’après-midi au patronage. Le ton est à la fête, l’action de grâce est grande ! DEO GRATIAS