Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

Au fil des jours

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Journées du Bicentenaire de la naissance et du baptême
de Dom Camille LEDUC 24-03-2019

par un membre brestois de la
Fraternité Spirituelle Dom Camille LEDUC

Samedi 23 mars

9h40 : je démarre mon GPS en entrant « Solesmes » sur le clavier de l'écran : Curieusement, en suivant ses indications, je tourne et vire un bon moment, me perds dans les environs de Sablé et ne trouve aucun panneau qui m'indique Solesmes ! Je me rendrai compte plus tard que l'appareil sophistiqué et facétieux s'obstinait à diriger mes roues vers une commune homonyme du …..département du Nord ! Angoisse et désappointement : moi qui m'étais juré que, pour cette fois au moins, après tout ce trajet, j'arriverais à l'heure à la messe ! Je me ressaisis et pense (enfin) à demander l'aide du Ciel : çà marche, direction l'abbaye mais trouverai-je à temps un endroit pour me garer ? Arrivée à Solesmes, il est 9h55 : une place à 50 mètres de l'abbaye ! La messe est à 10h ; Merci mon bon ange gardien ! Je profite de l'occasion car je ne pense jamais à le remercier.

Je rentre dans l'abbatiale et suis accueilli par un Père fort obligeant qui m'indique ma place. La messe à Solesmes se déroule incluant, au début, l'office de Tierce : douceur du chant grégorien et paix bénédictine.

Le groupe « Servantes des Pauvres/ Fraternité Dom Camille LEDUC » s'étant constitué, va bénéficier, à l'issue de la messe, d'un traitement de faveur :

- visite recueillie de la crypte abritant les tombeaux des Pères Abbés dont, au premier chef, le restaurateur du monachisme à Solesmes, Dom GUERANGER, supérieur de Dom LEDUC,
- vénération, imposition et prière particulière par un Père, pour chacun d'entre nous, d'une sainte Épine de la couronne du Christ,
- visite richement commentée des magnifiques et si édifiants « Saints, de pierre, de Solesmes ».

À midi un repas fraternel et bon enfant mêle joyeusement Servantes des Pauvres jeunes (dont la Mère Générale en exercice) et plus anciennes (dont la Mère Générale émérite) avec les séculiers de la Fraternité venus d'un peu toute la France.

L'après-midi : direction le sanctuaire de Notre Dame du Chêne, très vénérée dans la région, où nous mène une belle route bordée d'arbres. Sur place : accueil et présentation par un Père puis temps de prière et chants à la Vierge Marie.

Les vêpres nous rassemblent ensuite avec les moniales de Sainte Cécile de Solesmes. On nous prévient qu'une rencontre va ensuite avoir lieu avec elles au parloir et qu'on pourra leur parler à travers la grille…

Nous nous regardons un peu circonspects, voire inquiets, nous demandant ce qu'on va bien pouvoir leur dire et craignant que l'ambiance ne soit peut-être un peu… fraîche. C'est tout le contraire qui se produit : d'abord entre Moniales et Servantes des Pauvres, leurs « cousines » bénédictines, dont beaucoup, à l'évidence, se connaissent bien.

Puis avec nous autres, les membres de la fraternité : la bonté et la joie communicative des moniales, la jeune mère-abbesse à leur tête, nous mettent très vite à l'aise ; les échanges sont joyeux et les rires fusent ! Et dire que certains pensent que le cloître, les vœux ou l'habit religieux rendent obligatoirement triste et compassé !

Dimanche 24 mars

Le lendemain matin, Dimanche 24 mars : tous à la Maison-Mère à Angers pour une belle messe célébrée par Monseigneur Emmanuel Delmas - qui nous donne une homélie riche et profonde sur l'Évangile du jour qui évoque la patience de Dieu attendant notre conversion ! - et chantée admirablement par nos Sœurs venues d'un peu partout. Les moniales de Solesmes ont des concurrentes à la hauteur !

La messe est suivie d'une fort intéressante visite accompagnée et commentée des lieux où Dom Leduc et ses premières filles ont vécu. A midi un sympathique et copieux buffet campagnard (nullement gêné par une météo un peu maussade) restaure à nouveau tout le monde dans une ambiance de fête familiale.

L'après-midi nous avons droit à un spectacle scénique inédit spécialement conçu et réalisé pour l'occasion : La vie et l'œuvre de Dom Camille LEDUC en de nombreux tableaux incarnés principalement par les novices et les jeunes ou moins jeunes professes - qui se sont visiblement impliquées de tout leur cœur dans l'aventure !

Malgré le thème édifiant certes mais, a priori, peu propice à une gaieté débordante, malgré le choix audacieux retenu de personnages immobiles et muets sur la scène accompagnés seulement d'un commentaire et des chants de la chorale, le pari est gagné et le succès est total ! Les costumes magnifiques, les décors variés et ingénieux, la chorale infatigable, le jeu expressif ne dédaignant pas l'humour des jeunes actrices pourtant muettes et immobiles et, pour couronner le tout, probablement quelque grâce tutélaire du Père Fondateur veillant d'En-Haut paternellement, un sourire aux lèvres, sur ses tendres pousses, ont réalisé l'alchimie recherchée !

Les Vêpres du dimanche concluent de leur sérénité joyeuse et paisible ces deux journées de grâce(s) !

Chacun s'en retourne chez lui, le cœur plein de joie et de reconnaissance,

Merci aux sœurs et merci à Dom LEDUC !