Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

Au fil des jours

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Journées du Bicentenaire de la naissance et du baptême
de Dom Camille LEDUC 22-03-2019

Pèlerinage à la Cathédrale d’Angers

Le 21 mars 1819, à la Cathédrale Saint Maurice d’Angers, Camille Leduc reçut, selon ses propres termes, « la vie de la grâce et de la foi » par le sacrement du Baptême. Le 8 décembre 1871, il écrivait : « les eaux du baptême n’ont-elles pas pour effet de purifier nos âmes et de leur rendre leur première beauté ? C’est une grâce aussi grande que l’Immaculée Conception et nous ne pensons pas, ou du moins bien rarement, à remercier Dieu de notre baptême. » Dans cet élan, c’est l’action de grâce qui a poussé le vendredi 22 mars 2019, une bonne cinquantaine de Servantes des Pauvres à venir se recueillir autour du baptistère où « notre Père est devenu enfant de Dieu ».

À pied, en vélo électrique, vélo moteur, vélo ordinaire ou voiture, chacune prend les moyens d’être à ce rendez-vous de famille. Toute la Congrégation est présente de cœur, de pensées et quelques sœurs le sont physiquement. Postulantes, novices, juniors, professes de tous âges et de toutes générations se rassemblent joyeusement et silencieusement sur les bancs de la chapelle Notre Dame de Pitié au fond, à droite de la Cathédrale où se trouve toujours le baptistère.

« Quand tu auras un peu de temps libre, - écrivait Dom Leduc à son père en juillet 1816 - je te prie d’aller à Saint Maurice devant les fonts où je fus baptisé, t’agenouiller et faire une petite prière pour moi ». Nous chantons d’un seul cœur l’antienne grégorienne « Amen dico vobis » : « Tout ce que vous avez fait aux plus petits, c’est à Moi que vous l’avez fait ». C’est cet unique Amour de Dieu et des Pauvres qu’il a légué à ses filles comme testament, « héritage vivant qui se transmet depuis 1872 de génération en génération » En souvenir du sacrement reçu ici, nous chantons ensuite l’antienne « Spiritus Domini super me… » puis le chant du Credo suivi de trois dizaines de chapelet avec des intentions particulières. Le chant « Qui regarde vers lui resplendira », qui nous rappelle notre devise « Quaesivi vultum tuum » est le refrain qui s’intercale entre les différentes dizaines.

Un temps de silence permet ensuite à chacune d’expérimenter combien « il y a de bonheur caché dans la prière » et de se préparer à s’approcher avec esprit de foi des fonts baptismaux. Ce moment est particulièrement émouvant et notre Bon Père, du Ciel où il se trouve, s’est surement réjoui, redisant ses dernières paroles : « soyez bien unies, mes enfants ». C’est toutes ensemble, autour du baptistère, que nous renouvelons ensuite la consécration de toute la Congrégation à la Vierge Immaculée, la suppliant « de garder sous son manteau l’œuvre des Servantes des Pauvres et à travers elle, les Pauvres, les malades et chacune de nous. » Puis un joyeux Magnificat exprime la joie contenue dans le cœur de chacune.