Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

Au service des Pauvres et de leur famille

« Les plus malheureux seront leurs préférés »

Dom Leduc

Notre service de Servantes des Pauvres nous met en contact avec des familles aux visages différents. Des soins presque quotidiens permettent d'établir une amitié durable, de découvrir les besoins profonds et d'y répondre dans la mesure de nos possibilités. Ainsi un chemin se fraye pour le Seigneur peu à peu, lui permettant d'entrer dans la demeure. C'était l'intuition profonde de notre Fondateur, qui résumait ainsi son charisme :

Service des Pauvres

« Mon but, c'est l'apostolat des classes ouvrières sous le manteau de la charité. Sans doute les sœurs se présentent à la demeure du Pauvre à l'occasion de la maladie ; mais une fois la porte ouverte, elles pénètrent jusque dans l'intérieur de la famille. Tout devient l'objet de leur active sollicitude, et le malade qui souffre, et les membres bien portants qui continuent de travailler. Parents et enfants subissent leur influence. Tour à tour, elles se font infirmières au chevet du mourant et catéchistes au foyer domestique. »

Services des enfants

Ce sont souvent des familles aux petits budgets, mais où règne une grande entraide ! Ainsi, quand on reçoit une aide alimentaire, on ne garde pas tout pour soi, mais on partage avec ceux qui ont encore moins. Il y a aussi ces familles où toutes les générations se retrouvent autour de la grand'mère. Les adolescents et les adultes savent que la Sœur vient régulièrement ; alors il arrive qu'à certains jours, la conversation banale se transforme en échange plus profond.

Et puis, on rencontre des familles très fragiles, peut-être parce que non construites au départ. Ainsi, retrouvons-nous chaque jour, chez une dame soignée par la communauté, une maman en traitement psychiatrique, qui attend son troisième enfant et se trouve dans une situation précaire. La jeune maman sait que la Sœur va passer et qu'elle prendra le temps de l'écouter.

Il y a aussi cette famille “recomposée”, au sein de laquelle vivent des adolescents atteints psychiquement. Notre passage discret, tantôt pour des soins, tantôt pour apporter une petite aide alimentaire, permet des échanges paisibles et très simples avec tous. Les grands-mères jouent aussi un rôle important auprès de ces jeunes, par leur accueil, leur écoute, leur compréhension, le témoignage de leur vie plus saine, plus équilibrée, plus stable malgré les difficultés.

Et voici cette autre famille en souffrance, où pointe pourtant un désir de “revivre ensemble” après des années de séparation. Le passage de la Sœur pour des soins réguliers auprès de l'un des enfants changeait momentanément l'atmosphère de la maison ; et lorsque cela était possible, l'enfant lui-même partageait toutes “ces choses” trop lourdes à porter pour un cœur d'enfant. Malheureusement, il a fallu se séparer de nouveau, ce qui a contraint la maman et les enfants à quitter le quartier pour partir à l'autre bout de la ville.

Mais il existe encore bien des familles unies, telle celle-ci, toute simple, dans laquelle on pénètre depuis des années. Les enfants, connus tout petits, lorsque les sœurs y faisaient du Service familial, avancent dans leurs études. La maman, bien qu'atteinte d'une longue maladie, essaie d'oublier sa fatigue pour les encourager. Quant au papa, il ne craint pas de se lever à 4 h du matin pour aller conduire au travail son tout jeune fils, apprenti-boulanger.

À côté de ces familles, nous rencontrons aussi bien des personnes âgées et seules, souvent parce que les enfants sont trop loin. Tel ce monsieur, ancien SDF, qui a repris contact avec sa fille domiciliée dans les Vosges, mais qui ne peut plus se déplacer. Telle cette dame de 94 ans, qu'une de ses filles aide de son mieux, mais qui ignore où sont ses dix autres enfants.

Ainsi, dans toutes ces familles, chez toutes ces personnes que nous visitons et dont certaines ont des traitements importants, l'écoute est tout aussi nécessaire que la compétence. Souvent, dans ces moments-là, le temps ne compte plus. Et il est beau de constater que pour ces personnes, pauvres en bien des domaines, la famille, si fragile soit-elle, reste une grande richesse.

Dans nos sillons…

Sceau
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