Servantes des Pauvres
Oblates bénédictines

C'est ta Face, Seigneur, que je cherche

Le sceau de la congrégation

Le sceau de la congrégation présente une Sainte Face stylisée prenant modèle sur celles que Dom Leduc avait remarquées dans l'abside de plusieurs églises de Rome et qu'il voulait honorer sous ses différents aspects : joyeuse et douloureuse, humiliée et glorieuse. (Litanies Ste Face)

L'inscription : « S : CONGREG·SORORV·ANCILLARV·PAUPERV·O·S·B » abréviation de « Sigíllum congregatiónis sorórum ancillárum páuperum Ordo Sancti Benedícti » en latin, ce qui veut dire : « Sceau de la Congrégation des Sœurs Servantes des Pauvres, Ordre de saint Benoît ».

Autour de la Sainte Face, on peut lire « Quaesivi vultum tuum » qui est un verset du psaume 26 : « C'est ta face, Seigneur, que je cherche » et qui s'applique aux deux aspects de la vie des Servantes des Pauvres.

En effet, « où contempler concrètement le visage du Christ ? »

« Il est réellement présent dans sa Parole et dans les sacrements, de façon très particulière dans l'Eucharistie. Il vit dans son Église, il se rend présent dans la communauté de ceux qui sont réunis en son nom. Il est face à nous dans chaque personne, s'identifiant de manière particulière avec les petits, les Pauvres, ceux qui souffrent et sont les plus démunis ».
Instruction Repartir du Christ, n°23.

Au n°40 de l'Encyclique Dieu est Amour, Benoît XVI dit que :

« Les Saints sont ceux qui ont exercé de manière exemplaire la charité » et que « Dans le "face à face" avec le Dieu qui est Amour, le moine perçoit l'exigence impérieuse de transformer en service du prochain, en plus du service de Dieu, toute sa vie. »

La vie et l'œuvre de Dom Camille Leduc, fondateur de la Congrégation, sont un témoignage de cette impressionnante évocation : ce témoignage se prolonge jusqu'à aujourd'hui à travers l'Oeuvre des Servantes des Pauvres qu'il a laissée à l'Église.

Le Pape Jean Paul II lui-même disait :

« Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s'identifier : 'J'avais faim et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif et vous m'avez donné à boire ; …j'étais malade et vous m'avez visité…' Cette page n'est pas une simple invitation à la charité ; c'est une page de christologie qui projette un rayon de lumière sur le mystère du Christ »
Novo Millennio Ineunte, n°49.

On est frappé de retrouver, à un siècle de distance, et presque mot pour mot, ce même enseignement donné par Dom Leduc aux premières Servantes des Pauvres :

« On servira les malades comme s'ils étaient le Christ en personne »

« Après avoir servi le Seigneur aux pieds des autels, la Servante des Pauvres continue de Le servir au chevet des malades et des agonisants. »

« Pendant que les yeux du corps n'aperçoivent que le malade étendu sur son lit de douleur, le regard de la foi sait découvrir sous les traits de ce malheureux l'image vivante du Sauveur et le membre souffrant du corps de Jésus-Christ. Les soins prodigués à l'homme souffrant s'adressent donc à la personne même du Sauveur. »

« L'important, c'est de voir Jésus Christ dans les malades. Cette vérité de foi nous est enseignée par Notre Seigneur lui-même qui a dit 'J'étais souffrant et vous m'avez visité.' »

« La circonstance du Saint Évangile qui semble le mieux répondre à votre mission, c'est la rencontre sur le chemin du Calvaire de Notre Seigneur et de sainte Véronique. »